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Man looking at bill in grocery store

Malgré toutes les actions de sensibilisation et les menaces de répression, les sachets non biodégradables continuent d’inonder les étalages. Le constat est patent dans les différents marchés de Cotonou.

A Cotonou, les sachets plastiques dont l’utilisation est interdite depuis le 26 juin 2018 continuent de rivaliser avec les sachets biodégradables. Les Béninois utilisent beaucoup de sachets non biodégradables, que ce soit au marché, pour emporter leur nourriture ou pour boire de l’eau. Pas facile cette décision de bannir sur l’ensemble du territoire national les sachets plastiques. Sans être inquiétés, les petits commerçants continuent allègrement de manipuler ces emballages. C’est le cas de dame A. B., vendeuse de beignets à Akpakpa Cotonou. « Je vends dans des sachets plastiques, car je n’ai aucune autre alternative. Les sachets biodégradables dont on parle ne sont pas disponibles », explique-t-elle. A l’image de la vendeuse de beignets, nombreux sont les commerçants qui continuent d’adopter les sachets plastiques au mépris des textes de la République. En lieu et place des sachets biodégradables, on assiste à la présence sur le marché des sacs oxo qui ne seraient pas biodégradables à 100%. Selon les spécialistes de l’environnement, ces sacs sont en réalité composés de plastique traditionnel (fait à base de pétrole) auquel a été ajouté un additif qui se défait sous l’action de la lumière, de l’oxygène et de la chaleur. Ils sont présentés comme étant bons pour l’environnement parce qu’ils se fragmentent rapidement lorsqu’ils sont abandonnés dans la nature. Même si on ne le voit plus, le plastique est toujours là, sous forme de micro particules, et se retrouve disséminé dans l’environnement. Par contre, dans les supermarchés, ce sont des sacs durables qui sont vendus aux clients pour leurs achats. « Au cas où certains clients n’apporteraient pas leurs propres sacs de chez eux, nous leur proposons la vente des sacs réutilisables », a laissé entendre le gérant d’un grand commerce de la place. La question se pose alors de savoir ce qui bloque la mise sur le marché des sachets biodégradables. Pourtant, des descentes inopinées avaient été annoncées pour dissuader ceux qui s’adonneraient à cette pratique. Faut-il le rappeler, la décision du gouvernement de lutter contre ce fléau national vise à protéger l’environnement.

 

Odi I. Aïtchédji