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sonapraLa mauvaise gestion dénoncée à la Sonapra, ces derniers jours, continuent sans aucune gêne. La dernière en date est le rançonnement, à hauteur de 2 million de francs Cfa, dont a été victime un Burkinabé. Selon nos sources, c’est un cadre et pas des moindres de cette structure étatique qui serait l’auteur de ce forfait. Il lui aurait promis de lui trouver des graines de coton par un circuit non formel. Même si le Burkinabé n’est pas exempt de reproche pour avoir choisi de passer par un circuit peu orthodoxe pour avoir ces graines, il est cependant important de s’interroger sur le comportement de ce cadre qui n’a pas eu de gêne à reconnaître son acte délictueux devant le directeur général de la Sonapra. Il aurait pris des engagements afin de restituer les fonds au Burkinabé. Mais, le comportement de ce cadre a mis à mal la vente de la graine de coton, puisque les pays de l’hinterland qui ont l’habitude de s’en procurer ont décliné l’offre. Actuellement, le coton graine pourrit à la Sonapra par la faute d’un cadre. Il est alors aisé de dire qu’il y a un réseau bien organisé dans cette entreprise qui arrive à opérer en toute quiétude. Les cas sont légion. On peut citer la disparition des balles de coton à chaque campagne cotonnière. Le directeur général de la Sonapra doit sévir en relevant ce cadre du poste stratégique qu’il occupe dans cette structure d’Etat afin de donner un signal fort aux autres membres de ce réseau qui sont tapis dans l’ombre. Ne pas le faire, c’est mettre à mal l’image de cette structure qui est déjà entachée à cause de la mauvaise gestion des équipes dirigeantes qui se sont succédé.

 Nelson Avadémey