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ABIMBOLA_Jean-MichelLa démocratie béninoise est-elle réellement en danger comme tente de le faire croire certaines personnalités ? Pourquoi au lieu d’encourager la lutte contre la corruption et la mal gouvernance qui doit bien commencer quelque part, on s’acharne à parler de lutte sélective ou de traque des opposants ? Ces questions étaient au centre d’une conférence de presse animée, lundi 1er octobre 2018, par les parlementaires du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp), à Azalai Hotel, à Cotonou.

Le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) était face à la presse hier, lundi 1er octobre 2018. Le coordonnateur Jean-Michel Abimbola, avait à ses côtés, Rachidi Gbadamassi, André Okounlola, Orden Alladatin, Boniface Yèhouétomey et Patrice Nobimè. Dénonçant les détracteurs de leur soutien à l’action du chef de l’Etat, Jean-Michel Abimbola a fait le bilan des lois votées. Pour l’ancien ministre de la Culture de Yayi Boni, « Notre pays le Bénin vit des heures spéciales de son parcours démocratique ». Selon lui, conformément à sa promesse de campagne, le président Talon, une fois élu, s’attèle à faire des réformes dans la plupart des secteurs de notre vie, c’est-à-dire à tenir parole contrairement à ce à quoi nous avons été habitués jusqu’ici et qui fait dire ici au Bénin que les promesses de campagne n’engagent que ceux qui y croient. « Conscients de l’utilité de ces réformes pour poser les bases solides de notre démocratie, la Représentation nationale les accompagne du mieux qu’elle peut. Nous sommes donc en présence d’une législature de réformes qui accompagne un gouvernement de réformes pour le bien de nos populations », a-t-il déclaré. C’est dans cette logique, a-t-il poursuivi, qu’il faut placer la plupart des lois qui ont été votées par la 7ème législature de notre Assemblée Nationale et qui malheureusement pour beaucoup suscitent des remous voire des contestations. Au nombre de ces lois, nous pouvons citer pêle-mêle : la loi portant organisation judiciaire au Bénin, la loi portant statut de la magistrature, la loi portant création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, la loi portant Code pénal, la loi portant prise en charge et contrôle des hépatites, la fixation du régime juridique du bail à usage d’habitation domestique, la loi portant règlementation du droit de grève, la loi sur le partenariat public-privé, le régime des zones économiques spéciales, la modification du code foncier domanial, le Code du numérique, la charte des partis politiques, le Code électoral, la loi sur les sachets biodégradables. « Curieusement, autant nombre de ces lois sont qualifiées de « liberticides », « scélérates », et mettent la démocratie en danger, autant lorsqu’elles entrent dans le cadre de l’amélioration directe des conditions de vie et de travail des populations, personne ne les critique. Cela est normal car en fait, la plupart des lois et des actes querellés bousculent les habitudes et les intérêts de certaines personnes ou de certains groupes. Aucune réforme ne s’est jamais faite sans résistance », a déclaré l’ancien ministre.

JPM