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Victor Topanou est aussi contre le projet de révision de la constitution de Boni Yayi
Victor Topanou est aussi contre le projet de révision de la constitution de Boni Yayi

Victor Tokpanou a été très critique sur la naissance des alliances à la veille des élections législatives. Sur le plateau de Zone Franche de Canal3 Bénin, dont il était l’invité ce dimanche matin, le président de Front uni pour la République (FUR) a jugé qu’elles ne survivront pas aux élections.

« Toutes ces alliances ont été crées pour aller aux élections, elles vont disparaitre juste après ». Victor Topanou n’a pas été du tout tendre avec les alliances politiques qui se multiplient au Bénin à l’approche des élections. Il est persuadé qu’elles disparaitront au lendemain des législatives, locales, communales et municipales. Sur le cas des Forces démocratiques unies (Fdu) qui ont effectuées leur sortie officielle hier, l’ancien ministre de la justice  a jugé que « rien que pour la moralité », il souhaite que tous ses candidats soient battus lors des législatives du 26 avril. Il déplore que des hommes  politiques qui ont soutenus le chef de l’Etat, attendent moins de six mois de la fin de son mandat, pour lui tourner dos. « Si j’étais resté avec Yayi Boni jusqu’à maintenant, je serai resté jusqu’à la fin », a lâché le président du Fur, pour soutenir sa thèse.

Dans la même veine Victor Topanou a dit toute son incompréhension de la tempête médiatique suscitée par le départ de Patrice Hounsou-Guèdè, des Forces cauris pour un Bénin émergent vers l’alliance nationale pour la démocratie et le développement de Valentin Houdé. «  Je ne sais pas pourquoi on en fait autant. En 2011, il s’est présenté aux législatives et il a été sèchement battu. En 2008, aux communales, il ne s’en est sorti qu’avec 2 conseillers ». Les deux hommes politiques pourraient s’affronter sur le terrain lors des communales 31 mai prochain, car Victor Topanou a clairement fait part de ses ambitions de briguer la mairie d’Abomey-Calavi. « Je serai candidat à la mairie de Calavi », a t’il lâché dans la conclusion de l’émission.

Topanou contre le projet de révision de la constitution de Yayi

Victor Topanou a affiché une position très nuancée sur la révision de la constitution. Il est contre le texte qui est actuellement sur la table des députés à l’Assemblée nationale, car il doute de la bonne foi du gouvernement et des députés de la mouvance présidentielle. Le texte envoyé au parlement va au delà des trois arguments( la création de la cour des comptes, la constitutionnalisation de la Céna et l’imprescriptibilité des crimes économiques) avancées par l’exécutif. « Lorsqu’on ne poursuit que ces trois objectifs, on ne modifie pas le préambule de la constitution, on n’y introduit pas non plus l’initiative populaire, a soutenu Victor Topanou, qui a précisé que le projet de révision du gouvernement touche 25 articles. Toutefois, le président du Fur n’est pas opposé au principe de la révision de la loi fondamentale « s’il (gouvernement) retire l’actuel projet et introduit un nouveau avec trois articles, je soutiendrai le projet » a-t-il dit.

L’ancien porte-parole du gouvernement a également regretté ce que beaucoup appelle « régionalisme ». Même s’il est conscient que le mal existe, il a voulu faire une clarification sémantique «  il n’y a pas de régionalisme au sens premier de l’assertion, mais je pense qu’il y a rupture du pacte social ». Au cours des 90 minutes de débat, Victor Topanou s’est plus présenté dans la posture du professeur de sciences politiques, que de candidat à la présidentielle. Certaines de ces positions risquent de la rattraper s’il tient à son pari de siéger un jour au palais de la Marina.

 

Abib Ishola Arouna