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Victor Topanou est aussi contre le projet de révision de la constitution de Boni Yayi
Victor Topanou

Des réactions se font observées au lendemain de la sortie médiatique de l’ancien médiateur de la République Albert Tévoedjrè qui a indiqué son candidat pour l’élection présidentielle de 2016. A travers un post sur sa page facebook ce mercredi 23 décembre, le professeur Victor Topanou désavoue la démarche du frère Melchior. Dans un texte intitulé : ‘’A 87 ans, on ne choisit plus un candidat’’, Victor Topanou estime que Albert Tévoedjrè aurait dû juste donner des indicatifs sans pour autant choisir un candidat. (Lire ci-dessous l’intégralité de son post)

Albert Tévoédjré : A 87 ans, on ne choisit plus un candidat.
Hier lors d’une conférence de presse, Monsieur Tévoédjré, anciennes médiateur a cru devoir, une fois de plus, choisir un candidat à suggérer aux peuple Béninois.
C’est sans doute le choix de trop de sa très longue vie. A bientôt 90 ans, il aurait pu se contenter de tracer des sillons, énoncer des repères, fixer des bornes. A charge pour tout un chacun de s’y retrouver ou pas. Au lieu de cela, il est resté jusqu’au bout clivant, partisan.
Le fondement même de son choix est plus que contestable. Il dit avoir lu des projets de sociétés qui lui auraient été soumis par quelques candidats parfois déclarés, souvent suscités et putatifs. Comment peut on faire un choix objectif quand on ne connaît même pas encore tous les candidats en lice encore moins leurs projets de société. Ce choix est donc nécessairement partial et partiel, tout sauf objectif.
Il porte son choix sur un acteur non politique qui plus est dit publiquement et insolemment vouloir devenir Président de la République et ne pas vouloir devenir un homme politique. Il confirme ainsi cette conception erronée qu’il a toujours prôné qui veut que l’on puisse mettre à la tête d’un Etat un acteur non politique. Cette spécificité négative de notre pays qui est à l’origine d’une grande partie de nos malheurs actuels.
Vous ne pouvez être Président de la République dans aucun pays démocratique qui se respecte en Afrique, en Europe ou ailleurs si vous n’êtes un acteur politique.
A partir d’aujourd’hui, Monsieur Tévoédjré aura contre lui, tous les autres candidats, leur entourage et leurs amis. Les plus gentils l’ignoreront et les plus vindicatifs diront tout le mal qu’ils pensent de lui, de son parcours, de son bilan. Avait-il besoin de cela au crépuscule de sa vie ? Assurément non ! Il a manqué une occasion de ne pas choisir.
On verra au soir du 28 février 2016 si l’Histoire lui donnera raison ou tort. Dans le premier cas, il sortira par la fenêtre et dans le second cas, il sera couvert de honte.