Spread the love

Victor-TokpanouPendant que certains partis et alliances de partis contestent les résultats proclamés par la Commission électorale nationale autonome Céna au lendemain des élections de proximité, le président du Front Uni pour la République Fur Victor Topanou ne perd pas son temps et tire de son côté les leçons de sa débâcle. Le Chef département science politique de la Fadesp qui était en compétition pour le poste de conseiller communal dans la commune d’Abomey-Calavi lie son cuisant échec à trois paramètres à savoir : l’âge trop jeune de son parti Fur, la proximité de ces élections avec celles des législatives et les moyens financiers mis en jeu par ses amis d’en face. N’ayant pas pu avoir un seul conseiller pour le Fur, Victor Prudent Tokpanou tourne la page de ces dernières élections tout en restant optimiste pour la présidentielle de 2016. A travers un post dans la journée de ce samedi 18 juillet, le politique a réaffirmé son ambition de poursuivre la lutte qui est le sien.

(Lire ci-dessous le message de Victor Tokpanou)

Chères amies, chers amis,
Je me devais de vous revenir à la suite des résultats officiels des communales du 28 juin dernier. En effet, sur ma page, j’avais sollicité votre soutien direct ou indirect pour briguer la Mairie d’Abomey-Calavi. Même si les résultats n’ont pas été à la hauteur de mes espérances, je ne puis m’empêcher de remercier très sincèrement ici ceux d’entre vous qui, très nombreux ont cru en moi et ont mouillé le maillot pour que j’y arrive. Ceci dit, ces résultats étaient prévisibles pour trois raisons à savoir la jeunesse de notre parti avec lequel nous avons compétit, la proximité du scrutin avec celui des législatives auxquelles nous n’avons pas pris part et les enjeux locaux qui étaient hautement plus importants pour d’autres qu’à nous.
En ce qui concerne la jeunesse de notre parti, il n’a que trois ans d’âge et c’est la première fois qu’il prend part à une élection. Beaucoup nous avait recommandé d’aller en alliance avec d’anciens partis et nous nous y sommes opposés en souhaitant saisir cette opportunité pour faire connaître encore plus le parti, peu importe les résultats auxquels on parviendrait. Avec le recul, j’ai acquis la certitude que si j’avais été sur une liste de l’UN, de la RB-RP, de l’AND ou même du PRD, j’aurais été élu, mais ç’eût été au détriment du parti. Le FUR a fait une très belle campagne ; il n’a certes pas eu d’élus communaux mais sous réserve de confirmation par la CENA, il aura un peu plus d’une demi-douzaine d’élus locaux autour desquels il grandira, et ça, c’est déjà un très bon début. Petit à petit, l’oiseau fait son nid et qui sait, le FUR deviendra dans vingt ans et plus le premier parti du Bénin !
C’est vrai qu’à l’arrivée, tous les élus du nouveau conseil communal d’Abomey-Calavi ont été élus sur la base d’alliances de partis ou de vieux partis tels, la RB-RP, les FCBE, l’AND et le PRD. Même le Maire sortant qui a géré la commune pendant sept ans n’a pu se faire réélire que grâce à l’Alliance AND et pire, il n’a pu faire mieux qu’en 2008 dans l’arrondissement central où la liste AND qu’il conduisait a eu deux élus.
En ce qui concerne la proximité des communales et des législatives, elle nous a desservi simplement parce que le FUR n’a pas participé aux législatives, laissant ainsi le terrain labouré par les mêmes alliances qui deviendront moins de deux mois plus tard nos adversaires. Cela ne nous a pas donné le temps de mieux expliquer notre projet aux citoyens et ainsi, d’emporter l’adhésion d’un plus grand nombre.
Enfin, en ce qui concerne les enjeux locaux, ils semblaient être vitaux pour certains, en particulier les élus sortants, qui y ont mis des moyens au-delà du raisonnable pour assurer leurs arrières : la mafia foncière a encore parlé lors de ces élections, une mafia que nous avions très largement sous-estimée.
Ceci dit, il n’y avait aucune raison de ne pas aller à cette élection avec le FUR. Dans un système démocratique, quand on prétend être un acteur politique, on doit prendre part aux élections quelles qu’elles soient, seules sources de légitimité. Et quand on prend part à une élection, on gagne ou on perd ; on ne va donc pas à une élection en espérant exclusivement la gagner, sauf à fausser les règles du jeu et donc à être un « tricheur » et un acteur politique ou un parti qui fait l’impasse sur des élections en démocratie, commet une faute politique. Si ce n’était pas le cas, j’en connais un qui n’aurait pas eu le succès électoral qu’il a connu lors de ces deux dernières élections ; suivez mon regard…
Dès aujourd’hui, le FUR tourne la page des municipales, communales et locales et met le cap sur la présidentielle de février et mars 2016.
Restons mobilisés pour des victoires encore plus grandes et plus éclatantes.