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Joseph Djogbénou a réceptionné le joyau

La ville d’Abomey dispose désormais d’une prison de type moderne. La réception provisoire  du joyau a été effectuée par le  Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la législation, Joseph Djogbénou. C’était le mardi 13 juin 2017 lors d’une cérémonie à laquelle,  officiers de police judiciaire,  magistrats, têtes couronnées et population ont pris part.

Le complexe abritant la nouvelle prison civile d’Abomey est  composé d’un bloc administratif, de 12 dortoirs de 600 places extensibles en hauteur selon les normes internationales, de logements pour le régisseur et le gardien en chef.  La nouvelle geôle, indique le Coordonnateur du projet de modernisation du système pénitentiaire, Richard Gansou, répond au standard  international. D’après ses explications,  elle est  construite sur une superficie de 5 ha entièrement clôturée et dotée d’un dispositif de forage d’eau. Elle  s’impose comme la deuxième geôle modernisée du Bénin après celle de Missérété, a précisé le coordonnateur du projet.  Elle est prévue pour   contenir 900 détenus, contre une capacité de 250 places pour l’ancienne prison de la ville, qui compte actuellement 911 prisonniers. Ce qui explique les cas de maladies et de décès dans cette maison carcérale. Le nouveau pénitencier, selon Martial Dégbèssoun, vient alors soulager les peines des usagers de la prison qui étouffent dans un environnement insalubre. « Cette maison et ce moyen de déplacement que nous allons remettre ne constituent qu’un premier pas dans la volonté du président de la République d’étendre davantage la carte judiciaire à l’intérieur d’Abomey », a déclaré le ministre Joseph  Djogbénou. Il en a profité pour sensibiliser les populations à  avoir de bons comportements, afin d’éviter de tomber dans les mailles de la justice. «Voici une nouvelle maison que je vous remets. Mais je ne souhaite pas que vous rentriez ici. Cette maison sera une maison de paix, qui ne détruira pas l’être humain, mais  l’enrichira.  Lorsque chacun des personnes qui seront gardées dans cette maison sortira, chacun renforcera la communauté que nous sommes. Nous allons faire en sorte que les personnes qui y rentrent, sortent, et  n’y rentrent plus jamais. Nous aurons réussi notre mission lorsque ces personnes ne rentreront plus et lorsque les personnes qui sont dehors ne rentreront pas dans cette maison. Voyez-vous  le contraste. Je remets une maison dans laquelle je ne vous invite pas à rester continuellement. Je remets une maison de laquelle  j’invite chacun à sortir parce que la vie est au dehors, la liberté est au dehors, la vie n’est pas dedans, la liberté n’est pas dedans », a laissé entendre le ministre de la justice.   
 
Zéphirin Toasségnitché         
(Br Zou-Collines)