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Eugène Azatassou, un général sans troupe

Le weekend écoulé, les Forces cauris pour un Bénin émergent ont entamé une tournée nationale par la ville de Natitingou. Cette rencontre qui a réuni les militants des neufs communes de l’Atacora a été une occasion pour ce regroupement politique de peindre en noir les actions du président Patrice Talon. Une manière pour la bande à Eugène Azatassou de manifester leur indifférence à la convalescence du chef de l’Etat.

Unanimement, il est reconnu que la politique est un jeu dépourvu de code de politesse. Tous les coups sont bons. L’essentiel, c’est de vaincre l’adversaire. Mais face à une question aussi préoccupante que celle relative à la vie humaine, le bon sens exige de la retenue ou de la compassion. C’est ce que les leaders des Forces cauris pour un Bénin émergent n’ont pas compris. Ignorant que le malheur n’arrive pas qu’aux autres, ils profitent de la période de convalescence du chef de l’Etat pour intoxiquer l’opinion publique nationale. L’opportunité de leur tournée dans le nord du pays est la preuve qu’ils n’ont cure des ennuis de santé du numéro 1 béninois qui se remet après deux opérations chirurgicales qu’il a subies en Europe. Même si l’on ne peut pas dénier aux membres des Fcbe le droit de se réunir quand ils veulent et comme ils le souhaitent, le bon sens qui est la chose la mieux partagée dans ce monde souhaite qu’ils compatissent aux douleurs du chef de l’Etat afin qu’il puisse se rétablir. L’enjeu est national. Car, de la bonne santé du président de la République dépend la bonne gouvernance du pays, et par ricochet la croissance économique. Et c’est pourquoi, en éclaireur, des voix se sont élevées au sein de l’opinion, pour réclamer une trêve sociale. Ceci du fait des effets néfastes du stress sur la santé. Mais les ennemis du développement ne voient pas la justesse d’un tel appel. Vilipendant le régime par des propos du genre  « Nous avons perdu la bataille mais pas la guerre », ils montrent à suffisance qu’ils ne sont pas prêts à passer à autre chose après leur échec à la présidentielle de 2016. Mais ce comportement n’étonne guère, vu que, pendant l’absence du président Patrice Talon pour raison de santé, certains esprits malveillants, assurément téléguidés, ont commencé par agiter au sein de l’opinion l’idée d’une vacance du pouvoir qui se profile à l’horizon. Un citoyen a même saisi la Cour constitutionnelle à cet effet.

AT