Spread the love

VIOLENCEBrazzaville est en ébullition depuis hier mardi 20 octobre. Au moins quatre personnes ont été tuées, dont trois à Brazzaville, selon un bilan officiel provisoire. Des affrontements violents ont eu lieu entre les forces de l’ordre et les opposants au référendum constitutionnel prévu pour le dimanche prochain. Des heurts ont également éclaté dans d’autres villes du pays. L’un des chefs de l’opposition appelle à une « insurrection pacifique » tandis que le Ministre de l’Intérieur dénonce une « insurrection organisée et coordonnée ». Dans le même temps, le pays est coupé du réseau internet et des ondes de Radio France international (Rfi)

A six jours du référendum constitutionnel prévu dimanche prochain, les manifestations anti-référendum ont rapidement tourné court, et viré à l’affrontement avec la police. La journée d’hier a été particulièrement tendue dans la capitale congolaise. Au moins deux personnes ont été tuées par balle, de sources hospitalières, et on comptait plusieurs blessées. Dès l’aube, les premiers opposants au référendum ont commencé à se rassembler dans les quartiers de Bacongo et Makélékélé. Mais très vite ils en ont été empêchés par les forces de l’ordre. Selon des témoins rencontrés sur les lieux, les violences ont duré plusieurs heures, au cours desquelles les manifestants ont incendié trois commissariats. Mais si le gouvernement accuse les militants de l’opposition d’être à l’origine des violences, pour l’opposant Mathias Dzon, président de l’Alliance pour la République et la démocratie (Ard) la provocation vient au contraire de la police. Les partisans du « oui », eux, ont pu manifester dans une ambiance bon enfant. Le réseau internet sur les téléphones portables et les SMS ont été coupés dans le pays, de même que les ondes de Rfi. Mais le Ministre de la Communication a assuré que ces coupures étaient indépendantes de la volonté des autorités.

Source: RFI