Spread the love
talon-p
La candidature de Talon reçoit l’adhésion des populations d’Abomey

Etonnements ! Stupéfactions ! La souche du volet de naissance de monsieur Patrice Talon a disparu. Devant le tollé général soulevé par une telle bassesse, la hiérarchie policière a cru réagir. Mais elle a fait économie de vérité. Car, si le fils de Talon n’était pas allé faire son passeport, jamais on aurait découvert le pot aux roses.

Ils sont quatre. Quatre policiers soupçonnés d’avoir commis le forfait. Et ils sont connus puisqu’ils étaient les derniers à manipuler le registre portant la souche N°506 de l’année 1958. Registre portant un nom spécial qui occupe l’actualité depuis quelques temps : Patrice Talon. « Ils m’ont intimé l’ordre de sortir les registres d’Etat civil de naissance 1956 – 1957 – 1958 et 1959. Après la fouille, ils m’ont déclaré être satisfaits de leur mission », dira plus tard le sieur Julien Oaunkpo, Chef du Service des Archives et de l’etat civil de la mairie d’Abomey, témoin du drame. Leur satisfaction? La page contenant les informations relatives à sa naissance disparait après cette visite. Déchirée. C’est le résumé fait par l’agent de la mairie d’Abomey devant huissier de justice. Ces policiers, soupçonnés sont :

 -Commissaire Augustin Kouakoua ;

 -Brigadier Ernest Agounkpleto ;

 -Inspecteur Narcisse Kindossi ;

 – Officier de Paix Mamadou Egnilomon.

 Face à cette accusation qui ne souffre d’aucune faille, la hiérarchie policière a cru réagir, tentant vainement de réfuter cette accusation comme c’est le cas au pays depuis dix ans.

Pour le Directeur de l’Emigration et de l’immigration, « …dans le cadre donc de la délivrance du passeport à tout demandeur, l’accent dans l’appréciation du dossier est mis sur le caractère authentique de l’acte de naissance fourni. Ainsi, lorsqu’un acte de naissance est suspecté, il est procédé à une vérification de sa conformité avec la souche gardée dans les services d’état civil, soit dans les Mairies, soit dans les Arrondissements, soit dans les Greffes des Tribunaux… ». C’est pour cela donc, que quatre policiers, parce qu’ils s’ennuient dans leurs bureaux, ont été dépêchés pour ces vérifications de routine. Et par miracle, c’est sur le registre contenant l’acte de naissance de Patrice Talon qu’ils tombent.

 Et ainsi, entre autres raisons évoquées pour réfuter les accusations du Sieur Julien Ouaunkpo, Chef du Service des Archives et de l’etat civil de la mairie d’Abomey, le Direcvteur de l’Emigration et de l’immigration, pince-sans-rire, conclut bêtement : « …Dès lors que monsieur Talon Patrice Athanase Guillaume n’a pas demandé de passeport, puisqu’étant absent du territoire, quel intérêt a-t-on à aller soutirer sa souche d’acte de naissance ? »

Ou le Directeur est tombé sur la tête ou alors, il prend tous les Béninois pour des briques de 15. Creuses en plus !

Car, c’est ici que se trouve toute l’économie de vérité de la police nationale. C’est ici justement qu’on se rend compte que le forfait a été effectivement commis. Car, mentir comme il le fait n’a qu’une seule explication. Il y a anguille sous roche.

 Empêcher Talon d’être candidat

 Début du mois. Lionel Talon, fils de Patrice Talon, se présente au consulat du Bénin en France. Il veut un visa sur son passeport français. Celui du Bénin étant périmé. Après avoir reçu son dossier et même après lui avoir délivré le visa, le consul reçut l’ordre d’annuler le visa. On lui retira alors le visa de son passeport ce qui a eu comme conséquence d’endommager partiellement la page sur laquelle le visa a été collé.

Le jeune Talon arrive à Cotonou le 06 août 2015. Pendant qu’il était en plein ciel, le forfait se commettait à Abomey. Sa première préoccupation à son arrivée est de se faire délivrer son passeport. Il fournit son dossier. Mais, étant né en France, on lui demande de prouver que son père est Béninois. Il produit la souche du volet de naissance de son papa. Juste pour prouver qu’il est vraiment le fils de Talon Patrice.

 A l’immigration, on lui retourne son dossier sous prétexte que le volet produit date de plus de trois mois. Il se rend à Abomey pour chercher la souche du volet de l’acte de naissance N° 506 appartenant à son père qui est Patrice Talon.

Et Paf…des policiers l’ont précédé. Ils ont déchiré le volet. La découverte de ce forfait met à nu tout le plan machiavélique monté de toutes pièces pour mettre Talon hors d’état de nuire. C’est-à-dire, le privé de ses papiers.

Car, si le fiston n’était pas allé faire son passeport, personne n’aurait su que le volet a été déchiré.

Ainsi, au moment du dépôt des dossiers, on se serait aperçu de la disparition du volet. Trop tard pour se présenter. Car, ayant l’administration judicaire en main, le pouvoir aurait tout fait pour rétablir la délivrance de ce précieux document.

Voici comment le pouvoir a échoué dans sa tentative.

Sacca Focco