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antoine affokpofi
Antoine Affokpofi reste et demeure le maire de Za-Kpota

A la demande de la majorité des conseillers communaux de Za-Kpota, le maire de la Commune, Antoine Affokpofi a convoqué le  mercredi 24 août 2016,  la session extraordinaire dont le seul point inscrit à l’ordre du jour est le « vote de défiance ».Les différentes tractations n’ont pas permis aux conseillers demandeurs de destituer le locataire de l’hôtel de ville.

 07 voix contre la destitution du maire  et  12 abstentions. C’est le résultat qui a sanctionné le vote de défiance portant destitution du maire Antoine Affokpodji. Pour en arriver là, il a fallu passer des nuits blanches pour faire des concessions et des jeux de couloir. Pour ne pas laisser trop durer le suspense et prendre en otage les mandants pour longtemps, le maire Antoine Affokpofi a décidé de crever l’abcès en convoquant la session extraordinaire comme l’a exigé la majorité absolue des conseillers. La réponse à leur demande tant souhaitée a curieusement surpris les conseillers «rebelles». A l’ouverture de la séance, la vérification du quorum par le Secrétaire général de la mairie par intérim a permis de constater la présence physique  de seize conseillers sur les dix-neuf que compte le conseil communal et trois procurations régulièrement délivrées par les sieurs Désiré Affokpa, Fulbert Tchéhoungbozo et Emmanuel Houngan. Le quorum étant donc atteint, la session pouvait avoir lieu de plein droit. Dans ses propos liminaires, l’autorité communale a dit être préoccupé par le développement de la commune. C’est ce qui justifie la tenue de  cette session pour libérer la population et ne pas prendre en otage le fonctionnement de la mairie. Après le discours du maire, il fallait passer immédiatement au vote. Mais, sans un argument convaincant, ou pour des raisons non valables,  les douze conseillers en désaccord avec le maire, ont à travers leur porte-parole,   suggéré que la séance soit ajournée. Le maire qui n’a pas cédé à leur requête a dit qu’il est temps pour qu’on le libère de la guerre psychologique dont il est victime depuis plusieurs mois. Pour lui,  il n’est pas question de reporter la séance. Tacitement,  ils ont obtenu une suspension de quelques minutes pour harmonier leur point de vue.  Mais les débats n’ont pas évolué. Chacun tirait le drap de son côté.  Les deux camps sont restés campés sur leurs positions de départ. N’ayant plus d’autres cartouches et devant le fait accompli,  les conseillers qui ne parlent plus le même langage que le maire ont dû  claquer la porte. La séance s’est donc poursuivie avec la vérification de l’authenticité des procurations et le vote à bulletin secret. Au terme du scrutin,  force est de constater que le camp adverse, n’a pas pu réunir le vote des 2/3 des conseillers  exigé à  l’article 54 de la loi sur la décentralisation pour destituer le maire.

Les conseillers dissidents pris à leur propre piège    

Les douze conseillers qui veulent arracher leur confiance au maire Antoine Affokpofi ont été pris à leur propre piège. Et pour cause. Leur  présence à la session, constatée par une liste de présence, a donné une force juridique  à celui à qui ils reprochent une gestion opaque et cavalière des ressources de la commune.  Etant un homme averti  des manœuvres politiques,  le maire a  habilement exploité leur présence à cette rencontre décisive. Parce qu’il avait le bon bout, Antoine Affokpofi s’est catégoriquement opposé à tout report qui pourrait lui être préjudiciable. Imperturbable, il est resté constant jusqu’à la fin.  Ainsi, les conseillers mécontents, bien qu’étant majoritaires, sont affaiblis. Selon certaines personnes averties des questions de la décentralisation, ils auraient pu boycotter la séance sous prétexte qu’ils n’avaient pas réuni les treize conseillers soit les 2/3. Si c’est le cas,  la session devrait être reportée. Mais,  du moment où  c’est eux qui ont réclamé la session  et qu’ils ont tous répondu présent, ils ne doivent plus demander un ajournement. C’est là tout leur péché. Ils n’ont pas pu exploiter les textes de la décentralisation. Il convient de souligner le rôle déterminent qu’a joué  Félix Nougloï, chef d’arrondissement de Tindji-Zèko. Il était le seul qui devrait faire basculer la victoire dans un camp comme dans l’autre. Selon les indiscrétions, il a basculé du côté du maire après avoir consulté les cadres du milieu qui ne supportaient pas les dissidents, qui selon les informations  n’avaient pas de pièces de rechange valables parmi eux pour pouvoir remplacer le maire. La balle est dans le camp de la tutelle qui décidera les jours à venir de la suite à donner à ce dossier.

Zéphirin Toasségnitché

(Br Zou-Collines)