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Le Pdt Mathurin a sacrifié à la tradition
Le Pdt Mathurin a sacrifié à la tradition

 Le projet de loi de ratification de l’accord de financement partiel pour l’appui au développement du maraîchage, a été voté hier par les députés, à l’exception de Mathurin Coffi Nago qui s’est abstenu.

 D’un montant global de 28.700 milliards, la loi 2016-18 qui autorise le financement d’un grand projet dans le secteur de maraîchage au Bénin, a été voté. Dénommé Pdmar, ledit projet couvre 7 départements et vise à contribuer à l’amélioration durable de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté dans la zone d’intervention dudit projet.  En raison du domaine d’intervention du projet, les députés, avant de passer au vote, ont fait des observations sur les insuffisances et émis des critiques très sévères à l’endroit du gouvernement, qui, à en croire les intervenants, ne cesse de monter des projets qui, au finish, n’impactent pas la vie des populations. Ainsi des exemples de projets comme le projet Paiavo, dans la vallée de l’Ouémé, le projet manioc, le projet usine de tomates de Kpomassè et autres ont été évoqués. Pour certains députés, le projet est mal monté et ne prend pas en compte les zones à fort potentiel de culture de maraîchage telles les vallées et bas-fonds, recensés à Natitingou, dans le Couffo, à Tanguiéta, dans l’Alibori et le Borgou. Les députés qui défendaient, chacun, les intérêts de leurs zones, ont  failli demander le rejet de cette loi, mais avec leur clairvoyance, ils ont mis du bémol dans leurs ambitions. Toutefois, le président Nago, après avoir voté abstention, a tenu a dire au gouvernement, qu’il ne doute pas de la qualité du projet, mais que parfois la précipitation peut conduire à un résultat contraire. Rappelons, que le gouvernement, représenté par le ministre de l’agriculture, a calmé les ardeurs des uns et des autres en soulignant les critères qui ont gouverné le choix des zones d’intervention du projet, à savoir les critères techniques et sociaux, l’incidence hydro-agricole de la zone considérée et le taux de chômage des jeunes.  Il a évoqué, entre autres, le projet dénommé Parvis Abc qui prendra en compte l’Alibori, le Borgou et les Collines. Pour ceux qui boudent le choix des départements, le ministre a tenu à dire que la Vallée de l’Ouémé a été choisie comme champ d’investissement massif. « Si nous voulons développer le Bénin, nous ne devons pas ignorer la vallée de l’Ouémé », a-t-il conclu.

M.A.