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arts-plastiques
En atelier, les artistes exprimant diversement leur conception du corps

Du 3 au 5 mai 2017, le front Enankpami et l’Association béninoise des plasticiens d’arts (Abap-Four P) ont organisé sur le site du campus d’Abomey-Calavi, un Workshop arts plastiques suivi d’exposition autour du thème « Our body ».
Venus de divers horizons, 12 artistes plasticiens étaient à l’honneur à l’occasion du Workshop arts plastiques organisé. Se basant sur le thème de la création, « Our body », ils ont donné forme au corps, chacun à sa manière. Le  corps en tant qu’être ou néant, ou sous une conception abstraite, réelle, surréelle…, autant de figures qu’ont choisies ces artistes pour exprimer ce que leur inspire le thème du workshop. Les œuvres créées ont abordé entre autres, le langage du corps et du geste, la représentation du corps en mouvement, les gestes, les traces, les signes en tant qu’expression du « Moi », l’hybridation notamment les transformations du corps, l’absence du corps… Le but de cette création est, d’après le président de l’Abap-Four P, Ghislain Fandohan, de questionner la notion du corps en arts plastiques, de faire découvrir la diversité des nouveaux modes de représentation du corps et de présenter le corps comme un outil artistique. Considérant justement l’art comme un canal d’expression, un outil de communication, le jeune artiste, Paterne Dokou, a représenté l’emblème du roi Béhanzin et nommé sa création « « Kondo Le requin », Restituez-nous notre patrimoine ». Un cri de cœur pour le retour de ce joyau dans le patrimoine culturel du Bénin. Mais d’une peinture à une autre, le tableau est parfois difficile à cerner pour les non-initiés. C’est le cas de l’œuvre atypique réalisée par l’artiste plasticien et sculpteur Paklounon Gnonlonfoun, représentant du Front Enankpami. « Je fais de l’abstraction en caligramme. Le caligramme est une poésie en peinture. J’utilise l’écriture égyptienne pour composer mes personnages. L’écriture c’est ce qu’on laisse, et c’est ce qui reste du corps quand le corps n’est plus », a-t-il expliqué. Il est bon d’indiquer que l’initiative de ce creuset de création et d’exposition s’inscrit dans le cadre du colloque international organisé par l’Inmaac et le département Flash de l’Uac autour des perceptions du corps en arts, de la littérature et de la société en Afrique francophone.