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yarigo2Noélie Yarigo était en larmes après avoir décroché la médaille d’argent sur 800 mètres aux Jeux de la Francophonie 2017, le 24 juillet à Abidjan. L’athlète béninoise, qui rêvait de l’or, s’est fait voler ses chaussures de course la veille de la finale. Elle a alors pleuré comme aux Mondiaux 2015 à Pékin.

Ce 24 juillet 2017, au Stade Félix Houphouët-Boigny, Noélie Yarigo a d’abord beaucoup pleuré à chaudes larmes, allongée de tout son long sur la pelouse. « Je pleure parce que je suis venu ici pour prendre l’or, soupire la spécialiste du 800 mètres. Avant de prendre le départ de la course, je n’étais vraiment pas forte mentalement parce que je me suis fait voler mes chaussures après la demi-finale. Mon pays a tout fait pour me trouver une nouvelle paire. Ce matin, j’ai fait tous les magasins pour trouver des pointes qui me conviennent. Mais je n’étais pas à l’aise dans ces chaussures. C’est pour ça que je pleure… » La Béninoise, née à Natitingou un lendemain de noël, il y a 31 ans, a pourtant décroché l’argent à l’issue de ce 800 mètres. Mais elle rêvait d’or coûte que coûte. « J’ai dit à mes coéquipiers que si je ne trouvais pas de pointes, j’allais courir pieds nus et ramener une médaille, quelle que soit sa couleur, raconte celle qui est habituée aux places d’honneur. Je voulais me battre jusqu’au bout. Mais la médaille d’or, je la voulais vraiment aujourd’hui ». Demi-finaliste aux Jeux olympiques 2016 à Rio, Noélie Yarigo a désormais rendez-vous aux Championnats du monde 2017 à Londres, début août, avec un objectif : se qualifier cette fois pour la finale. Pour elle, il était toutefois hors de question de ne pas passer par Abidjan avant. Les Jeux de la Francophonie 2017, elle les dispute en premier lieu pour son pays. « C’était important que je sois ici, même si j’ai un grand rendez-vous qui m’attend, souligne la jeune femme. Je sais qu’à Londres, ce sera encore plus relevé. Mais je n’ai pas peur. Je me suis préparée pour ça et je vais me battre pour passer un maximum de tours aux Mondiaux ». Et cette fois, Noélie Yarigo l’a promis. Elle va surveiller ses chaussures et ne plus pleurer. « Je promets que je ne vais plus pleurer », rit-elle.

D’Abidjan, Olivier Pron

(Coll)