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yayi‘’Frustrations, mécontentements, chagrins et dégouts’’. Telle est l’ambiance qui a régné au sein des populations de la Commune de Comè, jeudi 26 février 2015 à la cérémonie du second lancement du tronçon routier Comè-Lokossa-Dogbo, faite par le chef de l’Etat. S’étant rendu compte de la situation délétère, Yayi Boni a passé environ une vingtaine de minutes et est reparti.

Prévu pour 14 heures, la cérémonie du second lancement du projet ‘’Colodo’’, c’est-à-dire de la voie Comè-Lokossa-Dogbo a démarré un peu plus tôt. Cette situation a fait que toutes les autorités locales, qui s’apprêtaient à venir soutenir le président de la République, n’ont pas pu répondre présents. Donc, c’est au moment où beaucoup de gens ne s’attendaient pas que le Chef de l’Etat fit son apparition au grand carrefour de Comè. Alors, seuls les curieux et les passants ont pu assister à cette cérémonie. Mais à peine a-t-il fini de poser une fois de plus la pierre que les populations ont commencé par murmurer entre elles. Visiteurs, marchands et ouvriers des différents ateliers de la ville, tous critiquaient en douce cet acte du chef de l’Etat. « Qu’est ce qu’il est venu faire encore ici ? N’a-t-il pas lancé déjà cette voie ? Pourquoi est-il encore revenu ? Pense-t-il que nous sommes des moutons de Panurge ? » Pour certaines populations, si le Président de la République a posé cet acte, c’est parce qu’il est hanté par la volonté de rester au pouvoir après 2016. Pour d’autres, Yayi Boni doit écouter ses conseillers, afin d’éviter certains actes qui sont préjudiciables à son image. Comme si, lui-même a constaté la mauvaise ambiance qui régnait, il a passé quelques minutes et s’est envolé avec son hélicoptère vers une autre destination.

 Comè très en colère contre Yayi à cause de Expédit Houessou

 La seconde chose qui fonde le mécontentement des populations de Comè, c’est l’arrivée du chef de l’Etat au lendemain de la libération de l’ex directeur général de la Société national de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop), Expédit Houessou. Elles ne digèrent pas cet acte précipité du premier magistrat du pays. Pour elles, l’ex-Dg Expédit Houessou est un de leur fils qui a été récompensé en monnaie de singe par le Chef de l’Etat après tous les loyaux services qu’il lui a rendus. C’est une victime des manigances et manœuvres politiques du Chef de l’Etat. Se basant sur les bons caractères qu’il a et les potentialités de bon gestionnaire dont qu’il possède, le président de la République ne devrait pas le pousser selon elles, derrière les barreaux. Elles estiment que Yayi Boni fait la politique de deux poids deux mesures, car plusieurs autres personnalités politiques placées à des postes importants ont fait pire que lui et ne se sont pas inquiétées. « Personne ne peut dire avec certitude de quoi est mort l’honorable Thomas Ahinnou. Thomas Ahinnou et Expédit Houéssou qui sont nos personnalités politiques sont victimes des injustices sociales orchestrées par le Chef de l’Etat. Alors que vient-il chercher ici après tout cela. Nous attendons simplement la prochaine élection pour lui marquer le coup. Heureusement qu’il s’en va le 06 avril prochain. Alors, il faut qu’il sache que nous sommes fatigués de ses actes d’amateurisme et de populisme » murmuraient-elles. Au finish, chacune d’elle a regagné son domicile dans l’espoir qu’un jour un autre président viendra les soulager.

 C A (Br Mono-Couffo)