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Avec les soubresauts dans sa famille politique, Yayi Boni n’a toujours pas compris que son machin Fcbe ne pèse plus rien. Il s’accroche à son rêve d’obtenir la majorité au Parlement afin de réviser la loi fondamentale. Englué dans ses illusions, le chef suprême des Fcbe ne voit pas la réalité en face. Il force l’admiration des Béninois, des cadres de l’administration, des jeunes étudiants, de ses militants… Yayi est subitement devenu le plus généreux de la République. Il fait des promesses partout. Face à quelques étudiants largués au Palais des congrès pour applaudir lors de la réception de 20 bus par le Cous, il a récemment annoncé l’achat de 20 autres bus en procédure d’urgence !!! Les étudiants n’en demandaient pas tant ! Même s’ils ne sont pas sûrs d’avoir les 20 bus promis en procédure d’urgence, ils peuvent se nourrir d’espoir… quitte à perdre patience et sanctionner le chef de l’Etat et ses partisans dans les urnes. En réalité, Yayi vise les législatives et ne rate pas ces occasions. L’annonce de la promesse était minutieusement préparée pour embarquer des apprenants toujours tenus par le ventre.

Avec les cadres, Yayi est aussi devenu si généreux que les postes sont distribués à la pelle. En deux Conseils des ministres, il a entériné 232 nominations !!! Alors, qu’est-ce qui peut motiver ces nombreuses nominations si ce n’est le désir de faire plaisir à ses militants à l’approche des législatives ? De quoi Yayi a-t-il peur pour chambouler les sociétés étatiques et les cabinets des ministères ? A dire vrai, le chef des Fcbe veut s’attirer la sympathie des populations. C’est pourquoi, il s’évertue à promettre monts et merveilles, à procéder à des nominations de remerciement, à poser des premières, deuxièmes, …, huitièmes pierres, à inaugurer quelques lampadaires, à re-lancer des projets comme ce fut le cas le week-end écoulé lors du deuxième lancement du tronçon Comè-Lokossa-Dogbo… Tout ça pour avoir la majorité au Parlement.

Il est pourtant clair qu’avec la défection de plusieurs ténors, l’alliance de Yayi ne pèse plus grand-chose. Mathurin Coffi Nago, Hélène Kèkè Aholou, Roger Dovonou, Bani Samari, Christine Ouinsavi, Claudine Prudencio, Candide Azannai, Monhossou Moussou, Michel Missikpodé, Raymond Fafoumi, Nicaise Fagnon, Issa Salifou, Sacca Lafia, Soulé Sabi Moussa, Djibril Débourou, Antoine Dayori et autres ont vidé la famille politique du chef de l’Etat de tout son contenu. Il ne reste plus que des opportunistes manipulés sans ménagement afin que le 3è mandat soit une réalité après 2016. Mais ça, c’est un autre combat.

Dans sa famille politique complètement éventrée par une guerre de positionnement fratricide, Yayi ne peut que composer avec les fidèles du moment. Chantal de Souza, Marcel Alain de Souza, Chabi Yayi, Benoit Dègla, Marie-Laurence Sranon, Isidore Gnonlonfoun, Natondé Aké, Gustave Sonon, Christian Sossouhounto… ont été positionnés. Il pensait vraiment avoir fait confiance aux fidèles ! Mais ses choix n’ont jamais fait l’unanimité. Dans la 11è circonscription électorale, les candidats positionnés ont même démissionné en bloc parce que la tête de liste Pascal Essou ne fait pas l’unanimité. Dans les localités composant cette circonscription, Aplahoué, Djakotomey et Klouékanmè, c’est un boulevard qui est ouvert au candidat de l’Un Bruno Amoussou… Dans la 22è circonscription électorale, le vide laissé par Christine Ouinsavi sera aussi difficile à combler. Positionnée tête de liste puis suppléante de Jean-Michel Abimbola à la suite des protestations de militants Fcbe manipulés de Kétou et Pobè, l’ancienne ministre part avec son électorat non moins négligeable. Elle battra campagne contre les Fcbe et leur chef qui l’ont martyrisée ! Si Yayi n’a pas encore compris que la solution ne réside pas dans les microcrédits, le milliard zémidjan, les bus, les routes, les postes…, ses proches sont en train de se rendre compte qu’avoir 50 députés est devenu un objectif insurmontable. De même que la révision de la loi fondamentale et le 3è mandat !!! Après les législatives, le chef aura tout perdu… En bon démocrate, il faudra y travailler pour empêcher des imposteurs de s’accaparer de l’héritage commun pour 100 ans !

Epiphane Axel Bognanho