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Le président Yayi Boni met les conducteurs de camions au chômage

Le président Yayi Boni a fait l’option de multiplier les chômeurs que de créer des emplois. A la situation déjà difficile de recruter des jeunes, c’est dans le rang des chefs de famille que le gouvernement de Yayi Boni frappe, notamment avec la décision de la fermeture de carrière de sable. Les conducteurs de camion en souffrent durement comme si c’était de la corde nouée à leur cou.

Tous les indicateurs démontrent que le taux de chômage augmente au Bénin de jour en jour. Cette situation s’aggrave avec la décision autoritaire et unilatérale de Yayi Boni de rendre la vie dure aux chauffeurs de camion de sable. Cette tragédie des temps modernes paralyse toute la filière de sable. Les propriétaires de camions, les chauffeurs, les entrepreneurs, les propriétaires de chantiers, les exploitants de carrières, bref tous les acteurs de la chaîne souffrent le martyr depuis que la décision est rendue publique. Les propriétaires de camion ne comprennent pas cette décision qui freine les activités au niveau des carrières de sable. Ils exigent toujours des chauffeurs les tarifs habituels. Or, les chauffeurs n’arrivent plus à trouver leurs comptes, au regard de cette décision suicidaire et autocratique du régime de Yayi Boni. Du coup, il y a un conflit entre les chauffeurs et leurs patrons. De même les camionneurs ne font plus les mêmes chiffres d’affaires qui peuvent leur permettre de faire face à leurs charges familiales. Pour des pères de famille, le régime de Yayi les pousse au suicide. Au demeurant, c’est un acte criminel que d’avoir autorisé la fermeture de carrières de sable dans la ville de Cotonou. Les nouveaux sites ouverts à Dèkoungbé et Togbin n’ont pas la capacité de faire face aux demandes pressantes des entrepreneurs. On assiste alors à une pénurie qui crée de longues files d’attente sur les sites. C’est la résultante du déficit entre l’offre et la demande. Les populations riveraines grognent et érigent des barricades à cause des multiples conséquences environnementales liées au recours à l’exploitation clandestine du sable. Une situation dramatique qui risque, à terme, de générer et qui oblige le gouvernement à suspendre cette décision unilatérale.

 L’inflation

 Une enquête révèle que le prix du camion six roues varie entre 30.000f et 45.000f avant l’entrée en vigueur de la décision de fermeture des carrières de Cotonou. Depuis la mise en application de cette décision prise unilatéralement par le gouvernement de Yayi, les tarifs ont sérieusement grimpé. Ainsi, le prix du camion six roues est désormais de 75.000f à 80.000f Cfa, tandis que le prix du camion dix roues est passé de 55.000f ou 75.000f à plus de 120.000f actuellement.« …Il faut 5 à 6 voyages par jour pour répondre aux exigences financières du propriétaire du camion. Mais avec la situation actuellement, c’est difficilement que nous faisons 2 voyages par jour. Nous sommes obligés d’augmenter le prix du mètre cube pour respecter nos engagements vis-à-vis du propriétaire du camion…», a confié un camionneur, en larmes. « Il faut être ici avant le lever du soleil. Certains sont obligés de passer la nuit ici et pourtant, tous les camions ne viennent pas ici. Tous les chauffeurs ne viennent pas à Dèkoungbé. Certains font de l’exploitation clandestine à Ouidah. Malgré cela, nous souffrons beaucoup », ajoute un autre monsieur visiblement triste. Il convient de rappeler que le passage incessant des camions a causé une dégradation rapide des voies d’accès au site. Une situation qui a provoqué la colère des riverains qui ont barricadé la voie principale d’accès au site, empêchant les camions de circuler.En conséquence,on observeun ralentissement des travaux sur les multiples chantiers en cours d’exécution dans les villes de Cotonou et de Calavi.

 Jean-Claude Kouagou