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conseil-des-ministresLe régime Yayi Boni est au soir du périple. Le Chef Yayi a fait, hier lundi 28 décembre, son dernier discours sur l’état de la nation. Comme on pouvait s’en douter, c’était un discours bilan, mais toujours avec des contre vérités. Yayi a déclaré que son régime a veillé à la tenue régulière des élections communales, législatives et communales.
« En outre, mon Gouvernement, en collaboration avec les Institutions concernées, a veillé à la tenue régulière des élections communales, législatives et présidentielles, toutes choses qui participent au renforcement de nos acquis démocratiques ». Le régime Yayi ne changera pas. Même si on peut reconnaître qu’on a un peuple qui est parfois amnésique, il est quand même vérifiable que son trouble de mémoire n’est pas aussi prononcé qu’il ait oublié des événements de 2007, 2008, 2011 et 2015. Les élections sous Yayi, c’est la prime à l’impréparation. Les délais légaux pour les élections ont été violés par endroit. Les cas les plus criards remontent à 2011 et 2014. Jamais les élections n’auraient été autant hypothéquées au Bénin. Inutile de remonter trop loin dans le temps. Deux années phares. Les échéances présidentielles et législatives de 2011 et les élections législatives et municipales de 2015. En 2011, deux raisons ont justifié les grands retards notés. Il y a, d’un côté, le conflit autour de la Lépi organisé par Yayi lui-même et l’installation tardive des membres de la Céna. Combien de marches la société civile n’a pas organisé pour exiger l’organisation à bonne date des élections. La pression était tellement forte. On a encore en mémoire la marche empêchée des opposants sur la Cour constitutionnelle. Ce jour du mois de février 2011, le leader de la Renaissance du Bénin, Nicéphore Soglo, et plusieurs acteurs politiques de l’opposition ont été gazés. Le même retard dans l’organisation des élections ainsi que les calculs politiciens ont amené les députés à reporter sine die les élections municipales et communales donnant près de 2 ans aux élus communaux en poste. C’était une première en République du Bénin. Mais c’était bel et bien sous Yayi Boni.  En 2015, le même bordel s’est poursuivi. Le gouvernement de Yayi Boni, prétextant de l’absence de ressources, a empêché le Cos-Lépi de rendre disponible la liste dans les délais. Tous les délais légaux ont été violés au point où l’opposition s’est mise dans la rue par deux fois avant que Yayi et les siens n’empruntent la voie de la sagesse après plusieurs reports. Ainsi, Yayi nous dit qu’il a veillé à la tenue régulière des élections.