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Des réformes à l’actif du ministre Romuald Wadagni

Le président Patrice Talon a engagé avec son équipe de nombreuses réformes depuis le 6 avril 2016. Au nombre de ces dernières, le cadastre pour révolutionner et sécuriser le foncier, la bancarisation des primes, salaires, bourses et secours universitaires et la gestion déléguée du Port de Cotonou.

La réforme du foncier fut l’un des tout premiers chantiers initiés par le Gouvernement du Nouveau Départ. Aujourd’hui, le cadastre, cet outil essentiel pour une gestion optimale du foncier qui n’existait pas, est en cours de réalisation et les travaux avancent à un rythme satisfaisant. « Sur le foncier, il y a eu trois choses faites. Il y a eu le code foncier qui a été revisité. En août 2013, il y a eu un code qui a été voté, mais aucune action n’a été entreprise. Il y avait énormément d’insuffisances, notamment l’ancien code créait de l’insécurité temporaire sur la propriété. La notion de titre foncier avait été supprimée. On a créé des certificats de propriété foncière, et personne n’a pu se faire délivrer ce certificat en trois ans. Donc, il y a eu réforme de la loi pour faire les corrections nécessaires. Ensuite, il y a eu l’opérationnalisation de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) et le lancement du chantier du cadastre. Le cadastre, c’est un système informatisé unifié qui permet de pouvoir tracer l’ensemble du foncier de l’Etat et des particuliers. C’est un système qui vous permet d’identifier en ligne, à qui appartient un bout de terre, d’avoir l’historique des transactions, d’avoir les informations sur les charges et suretés qui peuvent grever cette terre. Il s’agit donc d’une révolution qui va permettre d’utiliser le foncier comme un actif pour avoir accès au crédit en plus de tout ce que cela apporte comme sécurisation de transaction et donc de la protection de nos biens», résume Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des finances.

Pour encourager les particuliers à enregistrer leurs propriétés, le gouvernement a décidé de l’exonération des opérations sur le foncier. Ainsi, les enregistrements de vente, l’acquisition du titre foncier, les transactions héréditaires ont été exonérées de frais depuis 2016. Le résultat est encourageant. Les Béninois, en se portant massivement dans les bureaux de l’Andf, ont compris la portée de la mesure. Dans ce pays où chacun veut avoir la fierté de posséder son petit bout de terre, il ne faut pas traîner les pas face à cette aubaine offerte par le gouvernement. « D’ici à fin 2018, vous aurez la possibilité de vous connecter, de faire vos requêtes et vos formalités d’enregistrement en ligne. Par exemple, l’on vous propose d’acheter un terrain, vous allez en ligne où vous pouvez connaître le vrai propriétaire du terrain, les différentes mutations qu’il y a là-dessus. Vous pourrez même savoir s’il y a des hypothèques, autres formes de sureté ou autres charges greffées sur ce bien. Ça, c’est une révolution qui nous rend unique en Afrique », vante Romuald Wadagni. Bien à propos puisque le Directeur général de l’Andf, Victorien Kougblénou confirme et détaille : « L’opération suscite réellement l’engouement des populations. Ainsi, de juillet 2016 à février 2018, nous avons reçu et traité 73.936 dossiers, et nous avons en instance de traitement 8.326 dossiers ; et nos bureaux ne désemplissent pas».

La bancarisation des primes, salaires, bourses …

Ça y est ! Les allocations universitaires sont désormais bancarisées. La dématérialisation est passée par là. Oui, les étudiants du Bénin perçoivent leurs allocations via les banques. Il y a peu encore, la question de la gestion des bourses et secours universitaires était une nébuleuse. On ne savait même pas combien il y avait exactement de bénéficiaires. Les retards de paiement étaient criards. Le régime du Nouveau Départ a d’ailleurs hérité d’arriérés considérables dans ce secteur. Maintenant les bourses se paient le 20 de chaque mois, en même temps que les salaires. Les étudiants s’en réjouissent et reconnaissent au président Talon d’avoir engagé cette réforme salutaire avec comme cheville ouvrière, la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso, et le Directeur des Bourses et Secours Universitaires, Moïse Agbodandé. Sous l’impulsion de ce dernier en effet, près de trente mille (30 000) dossiers ont été traités en un temps record. Ce ne fut pourtant pas facile ! Il en va de même pour les salaires et les primes. Si au départ il y a eu quelques réticences, aujourd’hui, tous conviennent que ce fut une réforme pertinente. On peut ainsi entendre des agents de l’Etat témoigner que grâce à la bancarisation, ils ne vivent plus les tracasseries diverses auxquelles ils étaient exposés.

Le Port de Cotonou en quête de renaissance

C’est un domaine où les réformes font polémiques. Avec la détermination chevillée au corps, et un sens inouï du pragmatisme, le président Patrice Talon a tenu à conduire les réformes du secteur portuaire. De la relance du Programme de vérification des importations (Pvi-Nouvelle génération) qui permet aujourd’hui de dédouaner les importations au prix juste de leur volume, à la gestion déléguée du Port de Cotonou par le Port d’Anvers, ce ne fut pas facile. En perspective, une amélioration des recettes douanières, autant qu’une gestion plus saine et rentable du Port de Cotonou. Les plus farouches adversaires de cette réforme mettaient en avant qu’elle visait la privatisation du Port de Cotonou. C’était ne rien y comprendre. A la vérité, le contrat de Port d’Anvers est d’une durée de trois ans renouvelable si le cahier des charges est bien honoré. Autant dire que la rigueur et l’exigence du Gouvernement et de son chef se manifestent aussi à l’égard des partenaires étrangers.

Grâce au Pvi, les recettes douanières s’améliorent de plus en plus. L’arrivée de Pai (Port d’Anvers International) va crédibiliser davantage le Port de Cotonou. De quoi redonner confiance à tous les acteurs, et augmenter le trafic. D’ailleurs, les autorités portuaires ont si bien compris l’enjeu qu’elles redoublent d’ardeur pour aller à la conquête de nouveaux marchés et clients.

FM