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Sports de masse
Le sport de masse pourrait être un handicap pour la santé

Le sport collectif est entré dans les mœurs. Dans le Zou, jeunes, personnes  obèses et celles d’un certain âge s’organisent pour faire des exercices physiques, chaque samedi et dimanche. Ils s’adonnent aux Activités physiques et sportives (Aps)  sans forcément connaître la méthodologie à suivre.

La science a prouvé que le sport est un moyen par lequel l’homme peut maintenir sa santé. Dans le même temps, il est suicidaire lorsque les principes de base en la matière ne sont pas respectés. Malheureusement, dans les départements du Zou et des Collines, beaucoup ne le savent pas. L’essentiel pour eux, c’est de faire le sport pour recouvrer sa santé. C’est d’ailleurs ce qui justifie la floraison des clubs de sport créés par des personnes n’ayant reçu de  formation dans le domaine. Claude Samba, président départemental des  clubs sportifs du Zou en est bien conscient. Selon lui, les clubs n’étaient pas, autrefois, organisés. Mais aujourd’hui, ils se sont mis en association à l’issue d’un congrès constitutif pour corriger les insuffisances à travers un encadrement rigoureux. Mama Adégounté, professeur d’éducation physique et sportive (Eps), estime que la raison  qui justifie la création tous azimuts de ces clubs vient du fait que rien que par la pratique du sport bon nombre de personnes ont recouvré la santé. «Faire de l’exercice est bon pour la santé. Quelle que soit l’activité que l’on pratique, c’est bien de trouver ce créneau pour se déstresser. Pour la santé, les avantages d’une activité sportive ne sont plus à prouver. Ses bénéfices sont très nombreux, notamment la perte de poids et l’augmentation de la masse musculaire, une meilleure ventilation pulmonaire, l’élimination des risques d’infarctus ou d’hypertension artérielle », déclare-t-il. Avant d’ajouter : « Le sport entretient également les os et les articulations, diminue le risque de cancer, diabète et maladies cardiovasculaires. Après une séance, quel que soit le sport, vous allez ressentir un certain bien-être». A l’en croire, le sport n’est pas destiné à une tranche d’âge donnée. Mais, au regard de tous ses bienfaits, le sport est pratiqué n’importe comment dans la rue. Les jeunes et les vieux se rassemblent pour faire les mêmes types exercice. «J’ai intégré ce club en 2011. Depuis lors, je ne suis plus jamais allé à la pharmacie. Vraiment, le sport est mon salut », confie fièrement Vincent Noutaï.
 
Les périls d’un sport inadapté
 
Pour éviter que le sport, quoique bon, soit un handicap pour la santé,        Mama Adégounté, professeur d’Eps, recommande le respect des normes. La norme pour lui est de connaître les types de sport.  D’abord, il a fait remarquer que le sport d’entretien n’a pas les mêmes caractéristiques que le sport de compétition et le sport collectif. On ne peut enseigner le sport si on n’est pas un professionnel. « Si l’encadreur n’est pas formé, il ne saura pas quelle méthodologie adoptée. Conséquence, il fait des victimes». A titre illustratif, il indique que les exercices de résistance, dont la vitesse, sont formellement déconseillés aux enfants de moins de 12 ans, aux personnes âgées, aux sujets qui souffrent d’un mal que le médecin juge incompatible avec le sport. La pratique du sport  ne doit pas aussi dépasser le temps réglementaire prévu à cet effet. « On court assez de risques lorsque les normes sont bafouées », martèle-t-il en évoquant l’exemple du joueur camerounais, le regretté Marc Vivien Foé qui a succombé sur la pelouse en pleine compétition parce que son cœur avait lâché. «Si vous dépassez les capacités de l’individu, il peut mourir suite à un dysfonctionnement », insiste-t-il. Alors, pour ne pas en arriver là, le professeur de sport souhaite que les activités physiques et sportives soient adaptées à la capacité de l’individu placé sous la responsabilité d’un professionnel.      
       
Zéphirin Toasségnitché & Brice Dédéhou
(Stag)